Lors de sa dernière réunion, la Division tendances et économies des transports de la CEE-ONU de l’IRU s’est conclue dans la gravité à la lecture de son étude menée auprès de ses membres dans 74 pays. « Si l’on compare la situation actuelle (janvier à juin 2009) à la même période l’an dernier, l’étude montre que le transport international par route est gravement touché par la crise économique globale. L’enquête indique aussi très clairement qu’il est de plus en plus difficile de financer les opérations de transport, ce qui entraîne une hausse considérable du nombre de faillites » commente l’IRU.
Compte-tenu des différences au sein du marché des transports entre les différents pays, l’étude fait apparaître qu’en moyenne :
• le rendement du fret routier intérieur (t/km) a baissé de 10 à 20% ;
• le rendement du fret routier international (t/km) a été réduit de 20 à 30% ;
• l’évolution des recettes (transport intérieur) marque une baisse de 10 à 20% ;
• l’évolution des recettes (transport international) marque une baisse de 20 à 30% ;
• les tarifs du transport de fret ont diminué de plus de 10% ;
• l’emploi de conducteurs a chuté de plus de 10% ;
• les immatriculations de camions neufs ont baissé d’au moins 30% ;
• l’accès aux crédits bancaires est devenu de plus en plus difficile, et
• le nombre de faillites a augmenté d’au moins 20%.
Malgré l’incertitude des prévisions dans la situation actuelle, l’industrie des transports routiers ne prévoit pas de rétablissement du secteur, avec des taux de croissance normaux de 1,5%, avant 2011.
L’Union International des Transports Routiers s’inquiète de ces chiffres : « dans la mesure où le fret routier est devenu un outil de production vital, interconnectant toutes les entreprises et tous les modes de transport le long des chaînes de production et de distribution, et où l’ensemble de l’industrie des transports routiers joue aussi un rôle majeur dans l’économie, l’emploi, la R&D, les investissements, et les recettes publiques, nous renouvelons notre appel auprès des gouvernements pour qu’ils prennent certaines mesures en faveur du transport routier ».
L’organisation revendique ainsi la suppression des barrières « néo-protectionnistes », la réévaluation et réduction des taxes, la réévaluation des législations environnementales « inefficaces et superflues » selon elle, et enfin l’incitation des institutions financières à fournir des lignes de crédit adéquates afin que les transporteurs puissent poursuivre leur activité.
Source du communiqué : IRU