Depuis octobre 2008, la société familiale Trans Routière, spécialisée dans le transport routier de marchandises s’est dotée d’une plate-forme logistique basée à Trappes Élancourt, dans les Yvelines. Idéalement situé, l’entrepôt bénéficie d’une excellente desserte routière pour la capitale et l’ouest parisien, via les nationales N10 et N12 ainsi que les autoroutes A12 et A86. Sa surface au sol est de 1 800 m2 avec une capacité de stockage de 6 000 palettes sur quatre niveaux. « Nous avons volontairement fait le choix d’une première plate-forme à taille humaine, en complément de notre principale activité de transporteur », précise Telma Edery, gérante de la société. « Nous voulons fournir un service sur mesure et personnalisé à nos clients » Un positionnement qui représente une véritable alternative aux gigantesques superficies proposées autour de Paris.
L’idée exploitée par l’entreprise pour pérenniser son activité est celle d’offrir des prestations complémentaires à ses clients, en misant principalement sur la qualité de service. La société souhaite ainsi jouer sur sa proximité et ses bonnes relations avec sa clientèle pour mettre en œuvre une offre de plus pour consolider sa situation : une prestation d’entreposage en phase avec le transport qu’elle assure depuis plusieurs décennies. Le transport justement, considérée comme une activité « mûre », l’innovation la plus simple à mettre en œuvre reste les services complémentaires, pour développer son chiffre d’affaires mais aussi pour consolider la relation avec ses clients, en bref : se rendre indispensable à terme.
Et question transport routier, la société Trans Routière connait plus que jamais la délicatesse du secteur, puisqu’elle a du revoir ses effectifs à la baisse il y a quelques années. En 2006, afin de garantir sa pérennité dans une conjoncture difficile, la direction a progressivement diminué sa flotte et ses effectifs, pour passer d’une centaine de collaborateurs à plus de soixante-dix aujourd’hui. Une décision douloureuse mais indispensable qui lui permet d’afficher aujourd’hui une meilleure rentabilité et un chiffre d’affaires de 4 468 000 euros en 2008. A sa tête, Telma Edery, la fille ainée du fondateur Bernard Siekierski, perpétue les valeurs qui ont fait la réputation de la société depuis sa création en 1980 : qualité de service, réactivité et disponibilité sans faille. « C’est une ligne de conduite que nous avons toujours suivie, en dépit des crises qui ont touché notre secteur ces dernières années, » confie-t-elle.
A présent, l’objectif est de développer l’activité entreposage bien sur, via l’acquisition de clients ayant des besoins logistiques dans la région Ile de France, sur des produits à forte valeur ajoutée. « Nous pouvons également intervenir en sous-traitance pour de gros intégrateurs ou encore nouer des partenariats avec des transporteurs nationaux ou internationaux recherchant un point d’entrée sur la région parisienne », conclut la direction de Trans Routière. « Actuellement, nous sommes sur une activité de stockage, de tri et de préparation de commande, avec un effectif de six à dix personnes selon le volume à traiter », indique Denis Zervos, responsable d’exploitation de Trans Routière. En moyenne, 350 conteneurs sont réceptionnés, triés et réexpédiés quotidiennement. A l’heure où l’on enregistre plus de défaillances que de créations d’entreprise dans le secteur, réussir à se diversifier est un défi que la direction de Trans Routière entend donc bien relever. Souhaitons-lui bonne chance !