Dans une intervention à l'ouverture de ce forum, M. Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et du Transport, a rappelé que, dans le cadre des rencontres à haut niveau tenues à Tanger en 2003 entre le gouvernement et la Banque mondiale, un programme d'assistance de la Banque a été lancé en collaboration avec son département pour le renforcement de la fonction logistique au Maroc et ce, en vue de faire de la logistique un réel atout pour la compétitivité de l'économie nationale.
Ce programme, qui a connu une large concertation avec les acteurs du secteur au cours de sa conduite, a été sanctionné par la publication du rapport conjoint Banque mondiale-ministère sur "La Logistique du Commerce et la Compétitivité du Maroc", a-t-il indiqué, soulignant que les efforts que le Maroc fournit aujourd'hui pour le développement de la logistique et du transport sont considérables et visent à faire de ce secteur vital un atout de sa compétitivité et un catalyseur de son arrimage économique au marché européen à tous les niveaux.
M. Ghallab a précisé, à ce propos, que l'étude menée avec la Banque mondiale a montré que les coûts logistiques totaux représentent 20 pc environ du PIB contre 10 à 16 pc pour les pays de l'Union européenne, y compris ceux qui l'ont rejoint en 2004, ce qui démontre, a-t-il dit, le potentiel réel pour le Maroc de gagner plusieurs points de PIB avec une logistique plus performante.
Ceci dénote également, a-t-il ajouté, des besoins énormes du Maroc et donc des opportunités d'affaires importantes pour les opérateurs en matière d'offres de prestations logistiques intégrées aux entreprises, de prestataires de conseil et d'expertise et de formations en logistique.
De son côté, le directeur du Département Maghreb, Bureau régional Moyen Orient et Afrique du nord de la Banque mondiale, M. Theodore Ahlers, a indiqué que le travail conjoint devant être présenté lors de ce forum constitue une bonne illustration, non seulement de la coopération entre le Maroc et la Banque mondiale, mais aussi de la façon dont la Banque envisage l'agenda de développement économique.
La logistique et la facilitation du commerce, a-t-il souligné, sont un sujet transversal qui participe de tous ces domaines et de toutes ces préoccupations, mais il justifie une approche intégrée de la problématique transfrontière, c'est-à-dire tout ce qui, au niveau national ou international, empêche une liaison optimale avec les marchés mondiaux : procédures douanières et autres, investissements, pratiques, compétences, services logistiques, investissements spécialisés.
M. Ahlers a fait remarquer que l'importance du sujet a été redécouverte relativement récemment, mais c'est un domaine d'intervention de la Banque mondiale en pleine croissance, que ce soit en termes de conseil, assistance technique ou de financement.
La Banque joue également un rôle plus global pour éclairer les décideurs, a-t-il souligné, précisant qu'il peut s'agir de la production d'indicateurs de performance, ou encore de l'appui de la Banque à la négociation sur la facilitation du commerce dans le cadre de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).
Le rapport et le travail qui le sous-tend sont emblématiques de la coopération entre la Banque mondiale et le Royaume du Maroc, a-t-il relevé, ajoutant que les progrès rapides réalisés par le Maroc pour la facilitation du commerce dans différents domaines constituent une référence qui sera très utile pour d'autres pays membres de la Banque.
Les travaux de ce forum de la logistique, ont été axés notamment sur la "facilitation douanière pour le commerce extérieur", "compétitivité et sécurité des ports marocains", "le ferroviaire au service de la logistique au Maroc" et "les mécanismes d'appui à la modernisation compétitive des entreprises".
Source : MAP