SITL Europe organise la première Journée Européenne du Fret Ferroviaire le mercredi 24 mars. Pourquoi cette initiative est-elle saluée par tous les acteurs de la chaîne logistique ainsi que par les représentants institutionnels ?
La Journée Européenne du Fret Ferroviaire répond à une attente forte et à une conjonction d’événements : une politique ambitieuse des pouvoirs publics en faveur du report modal exprimée dans le Grenelle de l’Environnement, une sensibilité sociétale accrue vis-à-vis des enjeux environnementaux, et des besoins renouvelés manifestés par les chargeurs. Les conditions pour la reconquête du fret ferroviaire sont réunies sur fond d’évolutions réglementaires et techniques majeures à l’échelle de l’Europe de nature à faciliter l’interopérabilité des réseaux et à encourager l’initiative économique.
Ce renouveau est-il conditionné à une redéfinition de l’offre du fret ferroviaire ?
Il est évident que les chargeurs attendent des entreprises ferroviaires et des gestionnaires de réseaux ferrés une qualité de service et une fiabilité élevées. Ensemble, ces deux maillons du système ferroviaire doivent faire la preuve que les barrières techniques aux frontières des Etats membres peuvent tomber. En plus des offres nationales dans la desserte des ports et la gestion du dernier kilomètre par exemple, les conférences sur les services paneuropéens ou les projets de corridors Europe-Asie apporteront à ce titre de nombreux enseignements.
Face à la compétition d’autres modes comme la route, quelle est ou quelles sont les structures de coûts pertinentes pour le fret ferroviaire ?
Traité lors de la journée, ce bouquet de services est en effet indissociable des questions sur la structure des coûts face à la concurrence d’autres modes mais aussi dans la mise en œuvre de logistiques multimodales. Pouvoirs publics inclus, tous les acteurs doivent avoir conscience des conditions nécessaires à l’équilibre économique du fret ferroviaire. Complexe, il prend en compte les péages des sillons, la diversité et l’historique des statuts des personnels, les ruptures de charge etc.
Les conditions au renouveau du fret ferroviaire sont-elles réunies dans tous les Etats membres ?
Ambition de la Communauté européenne, l’environnement nécessaire au rebond du fret ferroviaire se met en place à vitesse variable dans tous les Etats membres. Certains à l’image de l’Allemagne ont achevé leur révolution il y a quelques années déjà. Dans une procédure qui comprend plusieurs étapes, la France poursuit et finalise la sienne. A travers l’engagement national pour le fret ferroviaire, les pouvoirs publics français se sont ainsi engagés à faciliter l’accès au réseau ferré, à le moderniser et à le fluidifier en levant ses goulets d’étranglement. Aux entreprises ferroviaires d’innover comme par exemple dans le combiné par la définition d’offres solides, fiables, diversifiées et compétitives pour autoriser le transfert modal escompté. C’est à quoi travaille le groupe SNCF Geodis avec notamment Novatrans qui présentera une nouvelle offre puissante prochainement. En témoigne aussi notre implication dans le nouveau maillage du territoire par les autoroutes ferroviaires. La transformation de la messagerie ferroviaire est un autre défi pour bâtir une offre massifiée multi-lots multi-clients. SNCF Geodis se tient prêt en outre à aider et à accompagner l’émergence des opérateurs ferroviaires de proximité qui auront un rôle essentiel à jouer dans le rebond du fret ferroviaire.
Source du communiqué : SITL
Crédit photo : Novatrans